Poncaral parle de Julien Gracq, son voisin à Saint- Florent. |
| « C'est en cherchant un atelier sur les bords de la Loire que j'ai trouvé à louer le local qui me convenait à St Florent et fait affaire avec les propriétaires, Suzanne Poirier et son frère Louis.
À l'époque je ne m'appelais pas encore Poncaral et Julien Gracq, car c'était lui, m'a aidé à choisir mon nom de peintre en empruntant le patronyme d'un colonel d'Empire dont j'avais, dans ma jeunesse, admiré la vie aventureuse - Pontcarral devenant Poncaral. On connaît peu l'homme mais il était capable de rire de bon cœur, de s'amuser de peu, avec une joie quasi enfantine. Entre-nous il a peu été question de littérature mais plus souvent de peinture et je me suis toujours étonné de le voir solliciter mon opinion car il avait un jugement très sûr et nul besoin de s'en remettre à un autre pour savoir quoi penser de l'art contemporain. En 2007, à l'occasion de l'exposition internationale que l'UNESCO a dédié à la paix en Palestine, Julien Gracq m'a fait la surprise de joindre à la toile que j'envoyais un texte manuscrit : une page sur l'art de peindre comparé à l'art d'écrire reprise d'En lisant en écrivant. » |
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| Lettre de Julien Gracq accompagnant le tableau choisi par l'UNESCO pour l'exposition "Les Arts contre les Armes" (2007). |